Conférence du 3 octobre 2017

 

                            Les Bambous

 

                    par Florence et Marc BOUILLON

 

                    Le jardin d’Émeraude à Saint-Rémy les Chevreuse (Yvelines)  

 

 

Les bambous sont originaires : d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud, d’Asie, du Japon, de Madagascar,  de la réunion et d’Afrique du Sud pour une seule espèce.
Nomenclature : les bambous sont des Poaceae – Une graminée ligneuse.
La tige se dénomme : le chaume
La gaine enveloppe le chaume à la sortie du sol. La jeune pousse s’appelle : un turion et se développe en 2 mois.
Les turions des phyllostachys sont creux.
Les phyllostachys  atrovaginata et heteroclada  poussent en sol humide .
Les phyllostachys pubescens et viridis poussent rapidement.
Un bambou qui a fleuri, fleurit dans le monde entier sur une durée de 10 ans, les graines  forment des semis puis de nouvelles pousses apparaissent. Fargesia nitida a fleurit entre 2000 et 2008, et auparavant en 1910.

 

LES DIFFÉRENTES SORTES DE RHIZOMES

Les rhizomes sont soit traçants soit cespiteux ou pachymorphes

 

ASPECTS ORNEMENTAUX

4 catégories :

  • Les nains dont la hauteur ne dépasse pas 1 mètre : sasa, sasaella, pleiobatus, arundinaria.  Ce sont avant tout des plantes couvre-sol ou pour constituer des petites haies ou des bordures de massif. Elles sont traçantes.
  • Les petits dont la hauteur se situe entre 1 et 4 m à utiliser en massifs, en haies mais aussi en bacs et jardinières :  fargesia (cespiteux) fargesia jiuzhaigou N° 1  (chaume rouge au soleil), fargesia murielae , fargesia utilis pousse en cascade, fargesia robusta de 4 à 5m supporte le soleil avec  des chaumes panachés, fargesia dracocephala, fargesia yushania papyrifera ou blue dragon et fargesia yushania velutina.
  • Les moyens de 4 à 8 m : phyllostachys aurea, traçant  et résistant à -12°C, phyllostachys aurea koï, jaune et vert, phyllostachys  aureosulcata spectabilis dont les turions peuvent se manger, phyllostachys nigra  résistant à -12°C mais les trurions ne se mangent pas, semiarundinaria fastuosa, chimonobambusa tumidissinoda aux nœuds proéminants  et chimonobambusa quadragularis aux chaumes carrés mais ne poussant pas au Nord de la loire, pseudosasa japonica aux rhizomes très profonds, pseudosasa japonica tsutsumiana, yushania boliana, yushania lushuiensis, phyllostachys heteroclada pousse dans les sols très humides, phyllostachys tranquillans shiroshima , traçant, au feuillage panaché et thamnocalamus tesselatus, non traçant pousse en Afrique du Sud.
  • Les grands bambous de plus de 8 m : phyllostachys pubescens heteroclada kiko dont la base ressemble à des écailles de tortue , phyllostachys bambusoïdes castillonis, bambou traçant, phyllostachys sulphurea, phyllostachys bambusoïdes tanakae, phyllostachys nigra boryana,  peut atteindre 12 m, phyllostachys glauca, pruine bleue la première année, à planter à l’ombre, phyllostachys violascens aux rayures marron, phyllostachys vivax huanvenzhu, phyllostachys vivax aureaucaulis et phyllostachys iridescens.
  • Bambous du Chili aux chaumes pleins : chusquea culeou, chusquea culeou argentea, chusquea  gigantea et chusquea breviglumis

TECHNIQUES AGRICOLES

  • Barrières anti- rhizomes  à enterrer de 65 cm (M. Bouillon n’y est pas favorable, leur efficacité étant estimée à environ 10 ans. Il préfère effectuer un creux de 30 cm de profondeur et de la largeur d’une bêche).
  • Nettoyer les chaumes tous les ans.

MULTIPLICATION

  • par division de la touffe d’octobre à février
  • par bouturage du rhizome (prendre 3 longueurs entre les bourgeons et les mettre dans du sable en février / mars ).
  • par bouturage pour les tropicaux
  • par semis (c’est la méthode de multiplication la plus productive )
  • par culture in vitro

ENNEMIS DES BAMBOUS

  • Les ravageurs et les limaces. Sur les phyllostachys  et les fargesia : les acariens (sans grand danger) les pucerons, les cochenilles (sur fargesia et tropicaux)
  • Le gel peut faire mourir de soif les bambous en pot

BAMBOUS TROPICAUX

Bambusa lako  (bambou noir du Timor, rusticité : 0° C et Natus borbonicus bambou des zones humides de moyenne altitude indigène à l’ile de la Réunion.

 

ASSOCIATION AVEC DES ÉLÉMENTS ARCHITECTURAUX ET DES MATÉRIAUX

Les bambous s’associent bien avec le bois , la pierre ou le gravier, un bassin ou une gloriette. Ils peuvent constituer une haie basse pour délimiter un chemin ou haute pour former un écran.
Les plus gros peuvent être fendus pour être utilisés en menuiserie.

Pour conclure Monsieur Bouillon nous indique quelques bambouseraies à visiter outre la sienne :

  • Le domaine de Prafrance à Anduze (30140)
  • Le jardin de Planbuisson à Le Buisson de Cadouin ( 24480)
  • Les bambous du mandarin à Pont de Siagne 83440 Montauroux (au Nord Ouest de Cannes)
  • Le parc aux bambous à Lapenne (09500)
  • La pépinière de Matha (177160)
  • Les jardins du Loriot , 60 chemin de la tour , La Mancellière  85190 Venansault

Enfin l’assistance le remercie chaleureusement.

 


Conférence du 5 septembre 2017

 

 

Les Bégonias

 

par Bastien Lestrade,

 

   pépiniériste et responsable du jardin du Château de Bellenau

 

 

Historique

 

Le nom bégonia a été donné en l’honneur de Michel Bégon, administrateur de Louis XIV, aux Antilles. Le genre, alors inconnu avait été décrit par Charles Plumier en 1688. La famille des Bégoniacées est officiellement reconnue par Linné en 1753.

 Les premières introductions en Europe se font dès la fin du XVIIIème siècle mais c’est l’invention de la mini-serre portable en 1835 qui va faciliter l’introduction du bégonia. Cette plante, facilement adaptable suscite un grand intérêt horticole. Par exemple, introduction du bégonia obliqua (bégonia type), du begonia veitchii en 1867, cucullata en 1821, albo-picta (b. bambou) en 1885.

Aujourd’hui, des associations, AFABEGO (France), ABS (USA), des jardins botaniques (Glasgow, Montréal, Sydney, Hiroshima) le Conservatoire du Bégonia à Rochefort  et quelques collectionneurs privés, cultivent ces plantes.

Cependant c’est un genre oublié, devenu impopulaire.

 

Habitat

Le bégonia, originaire d’Afrique, pousse dans les zones tropicales et subtropicales de tous les continents, excepté l’Australie.

Il existe de nombreuses espèces, vivant par petits groupes. Les graines, très fines sont dispersées par le vent. Les bégonias poussent aussi bien dans les sous-bois que sur le bord des torrents, le flanc des falaises ou les rocailles d’altitude.

 

Botanique

Deux genres seulement dans la famille des Bégoniacées

  • le genre bégonia qui comporte plus de 1600 espèces et des milliers de cultivars et hybrides.
  • le genre hillebrandia avec une seule espèce : hillebrandia sandwicensis.

Ce sont des plantes principalement vivaces, avec toutes sortes de formes et de tailles : bégonias  arbustifs, grimpants, bambousiformes, tubéreux ou rhizomateux.

Les feuilles sont asymétriques et alternes avec présence de stipules.

Les fleurs, mâles et femelles, séparées sur la même plante, sont rouges, orange, roses ou blanches, quelquefois odorantes. Elles donnent des capsules de graines ou des fruits.

Mode de reproduction par semis naturel ou bouturage.

 

Cultiver les bégonias

  • Il faut identifier les conditions idéales en observant l’apparence des feuilles (couleur, pilosité) pour connaître les besoins en eau et en lumière.
  • température : la température optimale se situe entre 13° et 29 °C,  4° à 5° minimum, en hiver, au sec. Maximum 35°, en été avec une humidité élevée.   Une feuille, sèche, craquante est le symptôme d’une humidité trop faible.
  • luminosité : La situation doit être bien lumineuse, tout en évitant le soleil direct.  Une plante étiolée, au feuillage plus pâle marque un emplacement trop sombre. A l’inverse, une feuille décolorée , aux marges brûlées marque un emplacement trop lumineux.
  • sol, substrat : sol léger, poreux, bien drainant, acide à neutre. Le terreau du pot doit être mélangé à des composants fibreux : sphaigne
  • arrosage : toujours laisser sécher entre chaque arrosage la plante en pot ; la bassiner. En pleine  terre, le sol doit être sec en hiver.
  • entretien : pincer les bégonias arbustifs et rabattre les bambousiformes.
  • maladies : oïdium (rabattre la plante) ; botrytis
  • ravageurs : othiorhynques (feuilles perforées, larves attaquent les racines. ; traiter avec nématodes), cochenille (traitement avec solution alcoolisée ou eau savonneuse), tarsonème (acarien jaune)
  •  multiplication :
    • semer en caissette (perlite) sans couvrir les graines et veiller à conserver chaleur et humidité constantes,
    • boutures de tête, de feuilles (plaquées sur le terreau)
    • hybridation par ablation des fleurs mâles et pollinisation au pinceau.

Espèces et variétés cultivées

  • B. acutifolia
  • B. richmondiensis
  • B. foliosa, miniata : grimpant.
  • B listada (liseré vert clair sur la feuille)
  • B. Magdalena Madsen
  • B. peltata (ressemble à une succulente et se cultive sensiblement de la même façon)
  • B. luxurians (jolie feuille très découpée)
  • B. ginny (très florifère)
  • B. chlorosticta (cultivateur expérimenté)
  • B amphioxus (à cultiver dans un terrarium)

Les bégonias grimpants : B. convolvulacea, B.  fagifolia, B. glabra. Culture facile

Les bambousiformes : ils ont de longues floraisons, supportent bien le soleil direct et les conditions sèches mais nécessitent des apports d’engrais. Peuvent réussir en pleine terre, en situation bien abritée.

B. maculata ; B.lucernae ; B. comte de Miribel (tamaya)  ; B. angularis ; B. argenteo-guttata.

Les bégonias tubéreux

B. botiviensis (culture facile en suspension)

B. tuberhybrida

B. bogueri (terrarium)

B. dregei (semi-tubéreux érigé ; plante à caudex ; facile en intérieur.)

Les bégonias rhizomateux : bons couvre-sols à l’ombre et feuillages très décoratifs

B. masionana ; B. soli-mutata (rampant) ; B. Sizemoreae ; B. rex (a donné de nombreux hybrides) ; B. azae ; B. acida ; B. erytrophylla (nénufar) ; B. imperialis ; B. gehrtii ; B. darthvaderiona (noir à liseré ; référence à Dark Vador, Darth Vader en VO)

Les bégonias rustiques

A maintenir au sec en hiver avec protection et bonne aération.

Bégonia ssp         - evansiana (- 15°)                       

                           - chinensis

                           - sutherlandii

                           - benitochiba (- 7°)

                           - silver splendor

                           - pedatifida (- 15° monte à environ 1 m)

                           - little brother M

- heracleifolia (-9°)

                           - taliensis(-10°)                                     

                           - xanthina  (- 8°)

                           - emeriensis (- 10°)

 

Conclusion

La découverte de nouveaux bégonias rustiques et « l’éducation » à leur culture doivent pouvoir donner un regain d’attrait pour ces plantes un peu oubliées.

 

 


Visite de la tourbière de Mathon

23 mai 2017

sous la conduite de Séverine Stauth, conservatrice du site

 

Site au patrimoine écologique remarquable, il abrite sur une superficie relativement modeste de 16 ha une grande diversité de milieux naturels ; il est protégé depuis 1973 par le statut de Réserve naturelle nationale.

La biodiversité y est exceptionnelle, notamment pour ce qui concerne la flore : 400 espèces de plantes – dont plusieurs protégées au niveau national ou régional –, plus de 300 espèces de champignons…

La visite nous a permis de traverser les principaux milieux naturels où Séverine nous a fait découvrir quelques plantes parmi les plus caractéristiques.

 

Landes à bruyères sèches

Erica cinerea (bruyère cendrée), Calluna vulgaris (callune), Polygala serpyllifolia (polygale à feuilles de serpolet), Ulex europaeus (ajonc d’Europe), Ulex minor (ajonc nain)

Landes humides

Erica tetralix (bruyère à 4 angles), Cladonia sp. (cladonie)

Tourbière acide

Drosera intermedia (rossolis à feuilles intermédiaires), Drosera rotundifolia (rossolis à feuilles rondes), Eriophorum angustifolium (linaigrette à feuilles étroites), Pinguicula lusitanica (grassette du Portugal), Myrica gale (piment royal)

Bas-marais alcalin

Menyanthes trifoliata (trèfle d’eau), Utricularia minor (petite utriculaire), Potentilla erecta (potentille tormentille), Schoenus nigricans (choin noirâtre), Comarum palustre (comaret), Hydrocotyle vulgare (hydrocotyle commun)

Aulnaie-saulaie humide, chênaie

Blechnum spicant (fougère pectinée)

Prairie humide à orchidées

Anacamptis laxiflora (orchis à fleurs lâches), Dactylorhiza praetermissa (orchis négligée), Silene flos-cuculi (lychnis fleur de coucou)


Plantes sauvages comestibles et médicinales de la Manche

 

 

Par Maïwenn Le Rest botaniste chargée de mission à Natura 2000 pour la gestion du havre de St Germain-sur-Ay et la lande de Lessay.

 

Maïwenn a choisi de présenter une vingtaine d’espèces de cinq milieux.

Sous formes de tableaux, ces plantes sont décrites ainsi que les parties utilisées (racines, feuilles, fleurs, graines).

 

1  LES DUNES

  • la bette maritime, Beta vulgaris maritima (chénopodiacée)
  • la roquette sauvage, Diplotaxis tenuifolia (brassicacée)
  • le thym serpolet, Thymus serpillium (lamiacée

2  LES PRÉS SALÉS

  • la salicorne annuelle, Salicornia europea (chénopodiacée), espèce réglementée ; récolte autorisée du 1er juin au 31 août, 2 poignées par jour et par personne .
  • l’obione faux pourpier , Halimione portulaoides (chénopodiacée)
  • l’aster maritime, Aster tripolium (astéracée)
  • la guimauve officinale, Althaea officinalis (malvacée)

3  LE BOCAGE

  • l’ail des ours, Allium ursinum (amaryllidacée)
  • le sureau noir, Sambucus nigra (caprifoliacée) ; à ne pas manger cru.
  • Ne pas confondre avec le sureau hièble, toxique, normalement absent dans la Manche.
  • l'aubépine à un style, Crataegus monogyna (rosacée) très bonne pour la circulation sanguine, le rythme cardiaque, l'anxiété...
  • le lierre terrestre, Glechoma hederaceae (lamiacée)
  • la berce spondyle, Heracleum spondylium (apiacée) bien connue comme nourriture pour les lapins.
  • la violette odorante, Viola odorata (violacée)

4  LE MARAIS

  • la reine des prés, Filipendula ulmaria (rosacée)
  • la cardamine des prés, Cardamine pratensis (brassicacée), famille du cresson.
  • la menthe aquatique, Mentha aquatica (lamiacée)
  • l'angélique des bois, Angelica sylvestris (apiacée)
  • la consoude officinale, Symphytum officinale (boraginacée) riche en protéines mais contient un alcaloïde toxique pour le foie donc à ne pas consommer en grande quantité.

5  LA PRAIRIE

  • les pissenlits, Taraxacum sp. (astéracée) donnent de bonnes salades dépuratives à la fin de l'hiver.
  • la pâquerette, Bellis perennis (astéracée)
  • le plantain lancéolé, Plantago lanceolata (plantaginacée) tous les plantains sont comestibles.

6  AUTRES PLANTES COMESTIBLES

  • l’achillée, les lamiers, la camomille, la doucette, les stellaires, l’ortie...

7  PLANTES TOXIQUES

  • la digitale, la grande ciguë, le tamier, l’arum, les œnanthes…

8  CONSEILS POUR LA RÉCOLTE

  • surtout bien identifier !
  • cueillette par beau temps en des lieux non pollués, éviter le bord de route et les parcelles traitées, et à au moins 1 m de hauteur.
  • prendre un panier plutôt qu’un sac plastique pour éviter la fermentation.

9  CONSEILS POUR LA CONSERVATION

  • le séchage ; à l’abri de la lumière et de l’humidité.
  • la congélation
  • la transformation : vins, vinaigre, sirops, confitures…

10  QUELQUES UTILISATIONS CULINAIRES

  • pesto de cardamine des prés
  • sirop de fleurs de sureau
  • gratin de berce
  • tartine de fromage de chèvre au lierre terrestre.

En conclusion, Maïwenn présente des livres, ainsi que des échantillons de plantes.


Conférence du 4 avril 2017

Les champignons des villes, parcs et jardins

 

par Denis Lucas, animateur des Amis mycologues de la Manche

présenté par Pierre Grandin, mycologue amateur

 

Le département de la Manche est riche en champignons ; les biotopes très variés, son climat tempéré, les milieux divers (acides, calcaires) favorisent les champignons thermophiles.

Dans les jardins, les modes de culture, (le paillage, la fumure …) ainsi que les plantes exotiques, entraînent l’émergence de champignons assez rares. L’identification est une difficulté.

Les milieux, les essences sont des indicateurs sur les espèces possibles.

L’aspect, la couleur et la forme des spores, la réaction au grattement, l’odeur, le goût sont des critères d’identification qui ne suffisent pas toujours.

Aujourd’hui le mycologue peut avoir recours à la biologie moléculaire.

  • les AGARICS  se nourrissent de matières mortes, (le fumier)

               le rosé ou champignon de Paris sauvage est un agaric.

  • les AMANITES  vivent en symbiose avec les arbres feuillus et conifères.
  • les PAROZOLAS, les coprins, vivent dans les paillages.

             seul le coprin chevelu est comestible, mais d’évolution très rapide : 24 h

  • les ACCARIAS  vivent sous les mimosas et sont thermophiles.

90% des champignons vivent en symbiose avec des plantes (arbres, herbes…) et aident celles-ci à se nourrir, surtout en terrain pauvre. Les terrains pauvres (pelouses naturelles) sont très riches en champignons.

Sans champignons il n’y a pas de vie possible. Ils décomposent les éléments minéraux, organiques, chimiques en produits assimilables par les plantes, en échange ils reçoivent des sucres.

Ils s’associent à des algues pour former des lichens.

 

Mr Lucas, enthousiaste, passionné nous a entrainés dans ses découvertes.

Il nous avait apporté quelques champignons : morille, mousseron, polypore, hypholome, oreille de Judas, ainsi que quelques livres :

  • Le guide des champignons de France et d’Europe de G. Eyssartier et P. Roux (Belin)
  • Champignons de France et d'Europe occidentale de Marcel Bon (Flammarion)

 Conférence du 4 mars 2017 par Julien Gaillard

 

paysagiste pépiniériste

gérant de l’entreprise "Les jardins d’ailleurs" à La Ville Gilles à 35350 Saint Méloir des Ondes

 

Pittosporum et myrtacées

 

Julien Gaillard est un passionné de plantes australes. Au cours de cette conférence, il présente les pittosporum et les myrtacées poussant en climat tempéré.

 

Pittosporum

 On les trouve en Asie, Australie, Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Calédonie. Au cours de la conférence, il ne sera pas question des variétés d’Australie et de Nouvelle-Calédonie qui ne peuvent pas survivre sous nos climats.

 Parmi les pittosporum asiatiques les plus connus, on peut citer :

  • Pittosporum tobira : courant dans le midi de la France, il est moyennement rustique, résiste aux embruns et supporte la taille.                       Cultivars : Pittosporum tobira ‘Nana’, Pittosporum tobira ‘Variegata’.
  • Pittosporum truncatum, résiste au froid et au vent.
  • Pittosporum  brevicalyx.

 Dans le groupe des pittosporum néo-zélandais, on trouve :

  • Pittosporum eugenioides, moyennement rustique, bonne croissance et belle floraison.                                                                                               Cultivar : pittosporum eugenioides ‘Hatanoïdes’
  • Pittosporum ralphii, bien adapté au bord de mer.
  • Pittosporum crassifolium, résiste au vent, rusticité -7°C
  • Pittosporum colensoi au port élancé
  • Pittosporum tenuifolium, mellifère, bonne résistance au vent, il peut s’utiliser en haies. Parmi ses cultivars : ‘Irène Patterson’, ‘Garnetti’, ‘Tom Thumb’, ‘Elizabeth’, ‘Green Elf’, ‘Abbotsbury Gold’, ‘Silver Magic’

 Myrtacées

 Dans cette famille, il sera d’abord question des leptospermum scoparium, ou arbre à thé :

  • Leptospermum scoparium ‘Martini’, de bonne croissance, rusticité -7°C.
  • Autres cultivars : ‘Snow Furry’, ‘Silver Sheen’ (bonne rusticité), ‘Pearl Star’, ‘Winter Cheer’, ‘Apple Blossom’.

 Dans le genre des callistemon, ou rince-bouteilles, on trouvera :

  • Callistemon rigidus, bonne rusticité, floraison rouge, supporte bien la taille, non remontant.
  • Callistemon violaceus, floraison violette, bonne rusticité, port souple.
  • Callistemon speciosus au feuillage comparable à l’eucalyptus, rustique.
  • On peut citer aussi le callistemon ‘Widdicomb gem’, et le ‘Mini Red’.

Autre myrtacée, le kunzea, arbuste venant d’Australie, de rusticité moyenne.

On trouve le kunzea ambigua, et le kunzea baxteri.

La conférence se termine avec les myrtes du Chili :

  • Temu divaricatum ‘Heaven Scent’, belle écorce, floraison estivale.
  • Ugni molinae, petit développement, fruit goûteux, mi-ombre.
  • Myrte ‘Cheken’, qui se plaît dans les terrains marécageux, rusticité -12°C.
  • Myrceugenia pyrifolia, de bonne rusticité, à feuillage lancéolé.

Conférence du 4 février 2017 par Joël LEMAITRE

 

producteur, avec son épouse Patricia, de Camellias et autres élégantes à Carquefou (44470)

 

 

Après avoir salué tous les membres de l’assistance, il précise d’entrée qu’en botanique, le mot « Camellia » s’écrit avec un C majuscule et avec deux L, bien qu’Alexandre DUMAS dans son roman « la dame aux camélias » l’ait écrit avec un seul L.

 

Il indique ensuite, que tous les végétaux mis en vente sont produits chez lui et cultivés dans un mélange naturel de terre de jardin.

 

Il nomme diverses variétés :

  • Camellia japonica (le plus connu)
  • Camellia sasanqua
  • Camellia hybride
  • Camellia de Higo
  • Camellia rusticana
  • Camellia espèce (ou botanique)

Mais les Camellias peuvent aussi être désignés :

  • par leur couleur
  • par la forme de leur fleur
  • par leur saison de floraison :  automne, hiver, printemps

Les Camellias fleurissent pendant 2 mois environ, mais avec diverses variétés, on peut obtenir une floraison pendant 8 à 9 mois.

Il évoque ensuite le mode de production, soit :

  • par bouturage
  • par marcottage aérien
  • par semis (plus délicat à obtenir et la floraison pouvant demander 5 à 10 ans)

puis la plantation : dans un sol léger, humifère et bien drainé, composé de 2/3 de terre de bruyère et d’1/3 de terre de jardin acide. Ne pas tasser la terre puis pailler.

Exposition : mi-ombre ou soleil si le sol reste frais, bien que les Camellias sasanqua préfèrent une exposition ensoleillée pour bien fleurir.

Entretien : taille après la floraison pour équilibrer la plante, sachant que les boutons se forment dès le mois de juillet puis en août et septembre.

Les Camellias demandent un sol riche, en conséquence leur apporter au début du printemps un engrais organo-minéral  (NPK 7-5-13) sur une terre fraiche à raison de 4 g par litre (ex : pot de 5 l = 4 g x 5 = 20 g d’engrais) puis arroser.

Traitements : contre la fumagine, contre les cochenilles et les pucerons. Pulvériser une huile de paraffine ou de vaseline.

 

En conclusion : pour obtenir une belle plante, planter votre Camellia à mi-ombre sauf pour le sasanqua, dans un sol acide (pH entre 6 et 7) et lui donner à manger et à boire, la motte ne devant jamais dessécher.

 


conférence de Cédric Pollet (11 octobre 2016)


visite de l'exploitation de Gonzague et Cécile Brionne, maraîchers (6 septembre 2106)


visite du jardin de Jérôme Goutier à La Bizerie (3 mai 2016)


Conférence du 5 mars 2016

 

 

L’association des végétaux

 

C'est ce que nous propose Didier Willery, directeur technique du « Jardin de la Princesse Sturdza : Le Vasterival » à Sainte Marguerite-sur-mer en Seine Maritime et qui cultive son propre jardin dans le Pas de Calais.

 

C’est un passionné de plantes et de jardins, mais également de toutes les manières de partager ce que son jardin lui apprend tous les jours. Pour cela il multiplie les expériences sur le terrain :

  • dans son propre jardin où il teste de très nombreuses plantes depuis 20 ans. Ses contacts avec tout un réseau de pépiniéristes et de passionnés lui permettent souvent de tester les « nouvelles plantes » bien avant leur disponibilité dans le commerce.
  • au jardin du Vasterival, qu’il fréquente depuis 30 ans et dont il gère les collections botaniques d’arbres, arbustes, vivaces, pour la plupart acidophiles et ombrophiles, au contraire des plantes de son jardin.
  • et au travers de nombreuses visites et échanges avec d’autres passionnés de plantes.

Il transmet ce qu’il apprend au travers d’articles de magazines, de livres, chroniques radio, TV, vidéo, de conférences, etc. Il ne peut concevoir d’écrire sur des plantes qu’il n’a pas essayées lui-même. La pratique met souvent en évidence des lacunes ou des contradictions dans les écrits établis et répétés depuis trop longtemps. Elle lui permet également de trouver comment adapter les jardins au mode de vie d’aujourd’hui.